Pourquoi raconter son histoire ?Raconter son histoire permet de se remémorer de bons souvenirs, d’en évacuer de moins bons, de donner du sens à cette histoire en la regardant dans son ensemble.
Ce nouveau regard permet de se construire un projet de vie, de laisser sa trace dans une histoire collective.
Comment raconter son histoire ?
De plus en plus de personnes le font d’elles mêmes, pour leurs petits enfants. Certaines s’investissent dans une vraie biographie, seules ou accompagnées par un professionnel. D’autres aimeraient le faire mais ne savent ni comment s’y prendre, ni par où commencer.
Raconter des tranches de vie dans un document collectif pour enrichir la mémoire des lieux.
Témoigner de l’histoire d’un lieu, des occupants de ce lieu, c’est enrichir le patrimoine culturel des jeunes générations.
Pourquoi recueillir les récits de tranches de vies dans une maison de retraite ?
Leur histoire de vie, c’est souvent tout ce qui reste aux résidents qui se savent en fin de vie. Lorsque l’on pénètre dans le monde des souvenirs, chacun retrouve pour un instant sa jeunesse. Dans l’imaginaire tout redevient possible.
Raconter ensemble, c’est renforcer ses liens avec les autres, c’est exister à part entière dans les yeux de l’autre. On ne voit plus la personne âgée diminuée mais l’adulte ou l’enfant qu’elle a été.
Raconter ensemble, c’est s’inscrire dans un projet de vie collectif, donner un sens à sa vie, retrouver une utilité sociale.
Retrouver ses souvenirs de jeunesse favorise le mieux être et dynamise les narrateurs comme les auditeurs. Même les personnes désorientées se remémorent des passages de vie et peuvent s’inscrire dans ce projet collectif.
Comment recueillir les récits de tranches de vie ?
Il est important de bien informer les résidents et leurs familles de ce que l’on entreprend. Nous procédons par étapes successives, en partenariat avec les équipes d’animation en place :
• Echange convivial libre et présentation de l’association en présence des familles (autour de l’exposition de menus objets du passé). Audit de repérage de « points d’ancrage » pour ce projet.
• Animation d’ateliers souvenirs à thème (école, anciens métiers, fêtes et traditions…) illustré par des gravures, objets, récits déjà existants.
• Enregistrement de ces échanges et retranscription sous forme de fiches individuelles (au prénom de la personne).
• Assemblage et illustration des textes par des photos ou des documents confiés par les résidents ou leurs familles.
• Réalisation d’un document de 50 pages environ.
• Clôture du projet lors d’une lecture publique pour les résidents et les familles (cette lecture peut éventuellement être mise en scène).
Formation action
Le passé nous interpelle et de plus en plus de rencontres intergénérationnelles autour des souvenirs s’initient ici et là. Toutes n’apportent pas les résultats escomptés.
Travailler avec les histoires de vie ne s’invente pas.
C’est une spécialité à part entière et il est important de bien en connaître les pièges et la manière de les éviter.
Une histoire de vie mal menée (malmenée) peut avoir des répercussions sur la personne concernée, sur sa famille et par voie de conséquences sur le personnel de l’établissement et l’ambiance en générale.
Mais les histoires de vies sont aussi source d’enrichissement pour tous et d’amélioration des relations interpersonnelles. Elles peuvent renforcer les liens familiaux, comme entre les résidents et le personnel de l’établissement.
Anne-Marie Gernot propose d’accompagner les actions intergénérationnelles, les récits autour des histoires de vies, afin de permettre aux animateurs d’acquérir la vigilance et les compétences nécessaires à l’organisation de ces projets.